Vous avez dit métacognition ?

Le terme “métacognition“ est peu connu du grand public. Pourtant, nous faisons tou•tes usage de métacognition au quotidien !

 

DÉFINITIONS

Je définis souvent la métacognition comme « la réflexion sur nos propres pensées ». Voici quelques définitions plus précises.

Selon Universalis, la métacognition est l’ensemble des processus, des pratiques et des connaissances permettant à chaque individu de contrôler et d’évaluer ses propres activités cognitives, c’est-à-dire de les réguler.

La psychologie cognitive, fondatrice du concept grâce aux travaux, entre autres, du psychologue américain John Hurley Flavell[1] dès 1976 et, à partir de 1990 des psychologues français Jean-Émile Gombert[2] et Bernadette Noël[3], définit la métacognition comme la « cognition sur la cognition ».

Albert Moukheiber, lui, utilise ce terme au pluriel dans son livre Votre cerveau vous joue des tours : « Métacognitions : de « méta » (au-delà), et « cognitions » (pensées). Pensées qui se superposent à nos pensées automatiques. Elles correspondent à la petite voix intérieure qui se fait entendre quand nous pensons à quelque chose. »

[1] Définition de la métacognition par Flavell John Hurley : « La métacognition se rapporte à la connaissance qu’on a de ses propres processus cognitifs, de leurs produits et de tout ce qui touche, par exemple, les propriétés pertinentes pour l’apprentissage d’informations et de données… La métacognition se rapporte entre autres choses, à l’évaluation active, à la régulation et l’organisation de ces processus en fonction des objets cognitifs ou des données sur lesquelles ils portent, habituellement pour servir un but ou un objectif concret. » Flavell, J.H. Metacognitive aspects of problem-solving. In L.B., Resnick (Ed.). The nature of intelligence. Hillsdale, N.J.: Lawrence Erlbaum Associates,1976.

[2] Définition de Jean-Émile Gombert : « La métacognition est un domaine qui regroupe : les connaissances introspectives et conscientes qu’un individu particulier a de ses propres états et processus cognitifs ; les capacités que cet individu a de délibérément contrôler et planifier ses propres processus cognitifs en vue de la réalisation d’un but ou d’un objectif déterminé. » Gombert, J.-L. Le développement métalinguistique. Paris : PUF, Collection Psychologie d’aujourd’hui, 1990.

[3] Définition de Bernadette Noël : « La métacognition est un processus mental dont l’objet est soit une activité cognitive, soit un ensemble d’activités cognitives que le sujet vient d’effectuer ou est en train d’effectuer, soit un produit mental de ces activités cognitives. La métacognition peut aboutir à un jugement (habituellement non exprimé) sur la qualité des activités mentales en question ou de leur produit et éventuellement à une décision de modifier l’activité cognitive, son produit ou même la situation qui l’a suscitée. » Noël, B. La métacognition. Paris, Bruxelles : De Boeck Université, 1997.

 

BIBLIOGRAPHIE

 

Général :

  • Système 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la pensée, de Daniel Kahneman (Flammarion, 2012).
  • Promoting general metacognitive awareness, par Gregory Schraw (Instructional Science, 1998) : https://link.springer.com/article/10.1023/A:1003044231033.
  • Social metacognition, de Pablo Briñol et Kenneth DeMarree (Sociology Press, 2012).
  • Metacognitive Therapy, de Peter Fisher et Adrian Wells (Routledge, 2009).

 

Efficacité thérapeutique :

 

Métacognition et apprentissage :

 

Métacognition et raisonnement critique :

 

Revues de la littérature :

 

Fonctionnements cognitifs :

 

Les biais cognitifs existent-ils ? (Kanheman vs Gigerenzer) :

 

Libre arbitre et prise de décision :

 

La difficulté à changer d’avis :

 

Manipulation mentale :

  • Les aléas de la raison, de László Mérő (Seuil, 2000).
  • Prodige et vertige de l’analogie : De l’abus des Belles-lettres dans la pensée, de Jacques Bouveresse (Raisons d’agir, 1999).
  • Petit traité de manipulation mentale à l’usage des honnêtes gens, de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois (PUG, 2014).
  • Influence et manipulation, de Robert Cialdini, 1984 (First, août 2021).
  • La Cybernétique : Information et régulation dans le vivant et la machine, de Norbert Wiener (Seuil, 1948).
  • Cybernétique et société : L’usage humain des êtres humains, de Norbert Wiener (Seuil, 1950).
  • Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie, d’Edward Bernays (Zones, 1928).
  • L’économie de l’attention : Nouvel horizon du capitalisme, de Yves Citton (La découverte, 2014).